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Plan régional de santé 2018-2022

Alors que les personnels des hôpitaux et des EPHAD, surchargés et épuisés, sont en lutte pour leurs conditions de travail et l’obtention des effectifs et moyens indispensables au bon fonctionnement de leurs services, M. Macron et son gouvernement veulent imposer un plan d’économies de plus de 4 milliards d’euros sur le budget annuel de l’assurance maladie.
Ces économies seront réalisées au prix d’une régression sans précédent de notre système de santé public sacrifiant l’hôpital public et particulièrement les hôpitaux de proximité.

En région Centre Val de Loire, le Plan Régional de Santé pour 2018 à 2022 (PRS 2) prévoit des milliers de suppression de lits et de postes de personnel hospitalier dans tous les hôpitaux et établissements de santé publics des 6 départements de la région.
Les fermetures de 4 maternités, 6 sites ou services de chirurgie et 7 sites ou services de médecine sont programmées.

Dans le département du Cher, il est envisagé de fermer une maternité sur les 4 que compte le département et un service de chirurgie ainsi que la fermeture d’un service de soins de suite et de réadaptation.

Autres orientations prévues (au plan national et localement) :
- Restriction des missions de l’hôpital (ex : suppression de la rythmologie (troubles du rythme cardiaque) à l’hôpital de Bourges ainsi que de la possibilité d’y effectuer des mammographies.
- Régionalisation de certaines missions (pôle régional urgentiste).
- Fermeture des urgences de nuit dans certains hôpitaux.
- Développement de centres périnataux financés par l’impôt local et dans lesquels pourront exercer des professionnels de santé libéraux.
- Plate-formes spécialisées dans la mise à disposition de personnel médical (introduction du « libéral » dans le système de santé public).
- Prise en charge forfaitaire par maladie (au-delà du forfait, c’est le patient qui paye).
- Transfert de tâches des médecins vers les infirmières.
développement des maisons de santé.
- Recours à la télémédecine.
- Développement de l’hôpital de jour et de l’hospitalisation à domicile au détriment des lits d’hôpitaux.
- Réduction des moyens pour l’hospitalisation ou l’accueil en institution des personnes handicapées enfants et adultes.

Des économies seront également réalisées sur les ordonnances, les actes médicaux et par le contrôle et le refus de prescriptions d’arrêts de travail et de transports sanitaires, la hausse du forfait hospitalier (200 millions), l’augmentation de la participation des complémentaires santé au financement de la convention médicale (100 millions) qui aura des répercussions sur les cotisations payées par les adhérents.

C’est l’accès de tous à des soins de qualité dans des délais corrects qui est en jeu. Ce projet met en œuvre la casse de l’hôpital public, éloigne les patients de l’accès aux soins de qualité, favorise le développement du secteur privé en même temps qu’il fait reposer le financement des soins de plus en sur les assurés sociaux (augmentation de la CSG, des cotisations de mutuelles, des déremboursements et du reste à charge).

La mobilisation des personnels et des usagers, impulsée par la CGT, a permis d’obtenir un vote de rejet de ce plan régional de santé de l’ARS par le Conseil Régional et le CESER (conseil économique, social, environnemental régional), cependant ces organismes n’ont qu’une voix consultative. La mobilisation doit donc se poursuivre.
D’ores et déjà, 60000 personnes ont signé la pétition proposée par la CGT contre la casse de l’hôpital public et des dizaines de milliers ont répondu à l’appel à manifester dans plusieurs villes de la région. Seule l’action massive et résolue des assurés sociaux permettra d’inverser l’orientation actuelle. Nous sommes tous concernés.

La part croissante de la CSG dans le financement de la sécurité sociale encore accrue par la loi de financement de la sécurité sociale 2018 avec l’augmentation de 1,7% du taux de CSG pose problème dans la mesure où elle repose essentiellement sur les salariés et retraités et où elle implique une étatisation de la sécurité sociale à laquelle la CGT est opposée. C’est un système de financement inefficace et injuste qui coute de plus en plus cher aux assurés sociaux.

Pour la CGT la sécurité sociale doit être financée à 100% par la cotisation, comprise comme forme socialisée du salaire, et gérée par les assurés sociaux comme ce fût le cas pendant les années ayant suivi la création du régime général après 1945. La cotisation sociale c’est l’affectation d’une part de la richesse produite par les travailleurs au financement des dépenses de santé. C’est un financement collectif et solidaire pour une protection sociale unique et universelle alors que La CSG est un impôt supporté majoritairement par les salariés et retraités et qui implique une étatisation de la sécurité sociale donc une éviction des assurés sociaux des décisions.
Nous revendiquons :
* Une protection sociale unique universelle et solidaire garantissant à chacun une couverture de tous les risques inhérents à la vie de la naissance à la mort.
* Un système public de santé intégral financé intégralement par la cotisation sociale. garantissant à chacun une couverture de tous les risques inhérents à la vie de la naissance à la mort.
* la suppression de la CSG .

Article publié le 14 octobre 2018.


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